De l’aveu même de Massoud Nili, l’ancien conseiller économique du président Rohani, l’économie iranienne est confrontée à plusieurs « super défis » : le chômage, une grave pénurie d’eau et le manque d’eau potable qui en résulte, des dommages irréversibles à l’environnement du pays, la faillite de la plupart des banques, une impasse dans les comptes de retraites. Il manque à cette liste le soutien financer de l’Iran au bellicisme et au terrorisme au Moyen-Orient.

La plupart des ressources financières de l’Iran sont consacrées aux activités de guerre des pasdarans en Syrie, à la fourniture d’armes et de soutien aux rebelles Houthites au Yemen et au soutien de douzaines d’autres groupes paramilitaires dans les pays du Moyen-Orient. En Syrie, la majeure partie du budget annuel de Bachar el-Assad est fournie par le régime des mollahs. Le 11 octobre 2017, le CNRI avait annoncé : « il y a actuellement plus de 100 000 personnes enrôlées dans les groupes de mercenaires paramilitaires en Syrie. Ils sont pour la plupart originaires d’Afghanistan, d’Irak, du Liban et du Pakistan. Un tiers seulement sont de Syrie. » Les sommes nécessitées par leur acheminement, leur équipement et leurs salaires sont considérables. On estime que l’Iran dépense entre 1 et 1,5 milliards de dollars par mois en Syrie. En ce qui concerne l’aide aux rebelles au Yemen, le chef du commandement central des forces navales des Etats-Unis a déclaré le 27 octobre 2016 : « Au cours des 19 derniers mois, 4 navires transportant des armes de l’Iran au Yemen ont été saisis. Et bien sûr, l’approvisionnement continu de l’Iran en argent et en armes au Yemen ne fait qu’emporter une part énorme de ses propres revenus ce qui, par conséquent, exerce une pression accrue sur sa propre économie. » Restent les forces paramilitaires comme le Hezbollah au Liban et beaucoup d’autres en Irak, au Bahreïn, en Palestine, en Egypte, au Pakistan et en Afghanistan. Toutes sont intégralement financées par le régime iranien. Le 8 octobre 2012, une citation de source libanaise publiée par le journal Le Figaro, révélait que l’Iran avait dépensé 30 milliards de dollars pour le Hezbollah au cours des 30 dernières années.

La manne financière apportée par la vente du pétrole risque de se tarir progressivement en raison de la décision du président américain de punir les acheteurs à moins qu’ils acceptent de réduire leurs achats de 18 à 20% tous les six mois. Dans ces conditions, il serait logique que les mollahs réduisent leurs activités bellicistes au Moyen-Orient et se préoccupent davantage de la santé de leur économie et du bien-être de leurs concitoyens.      

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