
Ne parvenant pas à venir à bout, par la force, du soulèvement populaire qui a gagné les 400 villes du pays, le régime des mollahs a décidé de le discréditer en faisant courir le bruit que la principale revendication des manifestants était le retour à la monarchie abolie en 1979 après la fuite du Shah et l’arrivée de Khomeiny. Comme entre dictateurs on ne peut rien se refuser, Palhavi junior s’est empressé de marcher dans la combine ce qui lui a permis de sortir de l’anonymat dans lequel il était plongé depuis la déchéance paternelle. La machine à tromper l’opinion s’est alors mise en route avec des manipulations d’images et de sons, l’ajout de fausses voix pour faire croire à des chants en faveur de Palhavi. C’est ainsi qu’une vidéo censée montrer des slogans pro-Pahlavi présentait un son incohérent, des erreurs de synchronisation labiale et un son anormalement clair. Après vérification, il s'est avéré que les images originales provenaient d'un rassemblement à l'Université de technologie Sharif de Téhéran en octobre 2022 et avaient ensuite été réutilisées avec un son falsifié.

Une tactique similaire a été utilisée à l'université d’Allameh où le slogan « Ni Pahlavi ni le Guide suprême — liberté et égalité », clamé par les étudiants a été remplacé sur un enregistrement par des slogans pro-monarchistes. Il est fréquent que des membres du la milice Bassidj ou des services de renseignement se fassent passer pour des partisans de la monarchie, donnent pendant quelques secondes des slogans et quittent le cortège sans être inquiété par les forces de répression.
Dans une interview diffusée le 13 janvier sur France Info, Afchine Alavi, membre de la commission des affaires étrangères du CNRI a dénoncé les prétentions de Pahlavi qui s’auto proclame « figure de la transition » alors qu’il n’est rien d’autre que le fils d’un dictateur déchu.
