
Dans les relations tumultueuses entre la France et l’Iran, il reste un dernier domaine de coopération, celui de l’archéologie qui s’inscrit dans une longue tradition. La France a commencé à fouiller en Iran en 1876. Aujourd’hui, le musée du Louvre et le musée national d’Iran ont lancé un chantier archéologique dans la province du Khorasan oriental. Le site, appelé Bazeh Hur,, est moins prestigieux que Persépolis mais il est original car situé sur la route de la soie et intéresse les Iraniens qui veulent mieux connaitre cette période historique où apparait l’Islam. La ville de Bazeh Hur s’est développée avec l’arrivée des arabes aux alentours du VIIIe siècle avec une occupation humaine durant jusqu’au XIVe siècle. La cité a connu beaucoup d’événements comme l’invasion des Mongols avec Gengis Khan.

Une équipe franco-iranienne fouille le site dont il ne reste que la citadelle et des vestiges de la ville basse. Cet endroit est l'un des plus anciens temples du feu de l'époque sassanide. La vallée de Robat-e Sefid/Bazeh Hur illustre le développement, à la fin de l'époque sassanide (VIe siècle), de zones rurales situées sur des routes caravanières, ce qui implique l'aménagement du territoire pour les populations qui les traversaient. Des monuments religieux y furent ainsi érigés, une tradition qui se perpétua pendant la période islamique.

Cette coopération franco-iranienne ne se limite pas à ce chantier de fouilles et plonge ses racines dans une longue tradition. Le musée national d’Iran a été fondé au début du XXème siècle par le Français André Godard qui est resté 25 ans sur place. C’est lui qui, à la demande de Réza Chah a créé l’administration des monuments historiques. Ila laissé ses archives au Louvre qui comportent 12000 documents.
